Et vous, c’était quand, la dernière fois?

Ça fait environ un mois que j’ai commencé à travailler dans un endroit paradisiaque. En échange de quelques heures de travail (au restaurant d’un centre de Yoga et détox), je suis bien nourrie –au sens propre comme au figuré.

Mon salaire de karma yogi se paie en délicieux repas vegans. Il y a les bols du Bouddha, les gâteaux aux myrtilles, mais aussi les jus et smoothies de toutes les couleurs ou encore les falafels burgers. Mais bon, là n’est pas le sujet.

Orion Food

La seconde partie de mon salaire (et le sujet de cet article), ce sont les cours de yoga à volonté. Hatha Flow, Vinyasa, Kundalini yoga ou Ashtanga, sans parler des cours de Yoga thérapie… Je découvre de nouveaux styles de yoga, de nouveaux professeurs, et je m’en donne à cœur joie.

Résultat : la séance de yoga qui ponctuait mes réveils depuis plus d’un an a disparu. Et quand je rentre chez moi, mon tapis reste dans son coin. C’est vrai quoi, j’ai déjà fait plusieurs heures de yoga aujourd’hui, je ne vais pas en plus y passer ma soirée. Les cours collectifs quotidiens ou bi-quotidiens ont pris le pas sur mes séances individuelles.

J’apprends de nouvelles postures, j’engrange des informations sur l’alignement correct ou des connaissances en yoga thérapie.  « Engagez vos quadriceps. Vos bras en rotation externe. Votre pelvis en position neutre. Votre humérus … ». A la fin de la séance, ma tête est remplie de ces informations que je suis avide d’apprendre et que je note fébrilement sur mon carnet de yoga à la fin du cours. Les séances de relaxation finale ne suffisent plus à arrêter le flot de mes pensées.

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Où est donc passé l’état de patiente sérénité qui caractérisait les heures suivant ma séance de yoga ? J’apprends plus, mais ne ressens plus. J’inspire sans prendre le temps d’expirer. Et -une troisième métaphore pour la route- je remplis la tasse sans la vider.

Dans mon ancienne école de yoga, l’apprentissage était organisé en niveaux d’une durée d’un mois, qu’on pouvait répéter à l’envi. La seule règle était la suivante : pas plus de 6 niveaux par an. En voici la raison : pour intégrer ces nouveaux savoirs, il faut du temps, et de la pratique.

Sur son tapis comme dans la vie, la meilleure façon  d’intégrer durablement des informations, c’est de les valider par son expérience personnelle. Et au risque de donner raison aux casaniers, pratiquer le yoga chez soi serait meilleur pour la santé (pour en savoir plus, c’est par ici).

Pas de miracle, je dois retrouver le chemin de mon tapis de yoga. Mon esprit scolaire me dirait que c’est bien d’aller au cours, mais encore faut-il faire ses devoirs. Créer l’équilibre entre apprentissages collectifs et application personnelle… Créer l’équilibre, c’est bien un des objectifs du yoga, non ? C’est décidé, je continue ces cours que j’adore, mais je réinstaure ma pratique en solo.


Et vous, à quand remonte la dernière fois où vous avez pratiqué seul? Comment conciliez-vous les cours de yoga et votre pratique personnelle? 


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20 commentaires sur “Et vous, c’était quand, la dernière fois?

  1. Ton travail me fait rêver aussi !! Mais est-ce que tu gagnes quand même un peu de sous ? (pour le loyer ou voyager ou toutes les autres choses qui nécessitent de l’argent). En tout cas ça a l’air super tu as bien raison d’en profiter =D

    Pour répondre à ta question : j’adore les cours collectifs mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir une pratique différente quand je suis entourée de plein de monde. Je suis timide, je commence à penser « est-ce que mon legging est bien mis ? » « est-ce que je ne suis pas toute rouge ? » etc. Parfois je lutte pour écouter mon corps et ne pas aller trop loin car la personne à côté a un meilleur niveau, etc,etc. A d’autre moment, j’ai des questions mais hop on a déjà changé de posture et je n’ose pas interpeller mon professeur. Bref, dur de vraiment pratiquer le yoga entourée de plein de personnes.
    Pratiquer chez moi me permet de me retrouver et de rompre avec ça. Je suis seule, personne ne me voit alors je peux vraiment retrouver ma « paix intérieure » et explorer en tout sérénité.
    J’ai besoin des deux tout simplement =) (et de travailler sur ma confiance en moi en cours de yoga aussi…)

    1. Oui, malheureusement, je n’ai pas encore trouvé la solution pour vivre entièrement de ce genre d’échange de travail! Il faut toujours un minimum d’argent pour certaines choses… Pour le moment je vis sur les économies de mon dernier job – que j’essaie de compléter avec la vente de petits bracelets yogis sur le blog ;-)

      Je comprends tout à fait ce que tu veux dire… Pendant les cours collectifs, j’ai tellement envie de bien faire que j’écoute et j’observe avec une attention qui m’empêche parfois de ressentir ce qu’il se passe en moi. D’où la nécessité pour moi de dérouler mon tapis et de créer ma pratique personnelle en intégrant tous ces nouveaux apprentissages. Par contre, l’année passée j’ai eu une période de quelques mois sans aller aux cours, et là aussi, il me manquait quelque chose, ma pratique devenait trop routinière. Comme toi, j’ai besoin des deux!

      à nous de trouver le juste équilibre :-)
      Bonne journée à toi!

    1. Hello Eve-Anne!

      J’aimais beaucoup la pédagogie de mon ancienne école. C’est ici, en Thailande: les apprentissages y sont très didactiques, avec une approche très progressive.
      Quel que soit notre parcours yogique antérieur, on doit commencer au premier niveau, le plus intensif: 6 jours sur 7, avec 2 cours de yoga et une conférence par jour, la présentation d’un asana ou d’une technique de pranayama ou autre par jour, et tout ça pendant un mois.
      Les niveaux suivants sont moins denses, 3 matinées par semaine, pour nous permettre de créer une pratique personnelle entre les cours. C’est une formule qui se rapproche d’une vision scolaire ou universitaire, avec ses bons et ses mauvais côtés. J’ai appris énormément, de façon progressive, et -je pense- durable. Mais cela demande d’avoir du temps libre pour s’impliquer (ou simplement pour pouvoir présent) à tous les cours!

      Bisous!

  2. Bonjour Clémentine !

    L’an dernier, je ne pratiquais qu’en cours collectif, une fois par semaine. Cependant, c’est devenu de plus en plus compliqué d’être assidue à ces cours, et j’ai commencé à pratiquer à la maison. Résultat, je pratique quotidiennement chez moi (souvent à l’aide de vidéos sur Youtube pour garder la motivation, ces derniers temps), et ne vais plus que de temps en temps en cours.

    1. Salut Alice,

      C’est chouette que tu aies réussi à créer ta pratique personnelle quotidienne!
      Je crois aussi que c’est important de retourner aux cours de temps en temps, ou, comme toi, de s’inspirer en regardant des vidéos. L’an passé, j’ai passé quelques mois sans aller aux cours, en pratiquant seule tous les jours, mais au fil des semaines ma pratique devenait parfois un peu routinière voire automatique. C’est en recommençant à suivre des cours, en rencontrant de nouveaux professeurs, que j’ai retrouvé l’inspiration sur mon tapis. Et la motivation suit!

      Bonne journée à toi!

  3. C’est chouette de partager avec nous ce que tu vis dans ta formation, merci ! Ca doit pas être évident de tout concilier, j’imagine…le fait de se positionner en tant que prof créé un nouveau rapport au yoga, non ? Pour ma part, j’aime bien être élève et vivre ma pratique pendant le cours :) Sinon, je suis assez d’accord que la pratique à la maison et celle en studio sont tout à fait complémentaires. En plus, elles sont souvent différentes, perso, j’adapte plus à mes besoins du moment quand je suis en solo, alors qu’en cours je suis le flow mais j’apprends des postures que j’aurais pas tenté chez moi. N’hésite pas à nous raconter plus sur ton quotidien en Thailande, c’est trop cool !

    1. Hello Aleksandra!
      Tout comme toi, pratiquer avec un professeur me donne la confiance nécessaire pour tenter des postures que je n’aurais pas osé faire toute seule… Et la pratique personnelle permet de les approfondir.
      Hihi oui, j’hésite toujours un peu avant de faire ce genre d’articles de peur que ça ne fasse trop « confessions intimes » mais j’adore entendre et lire les expériences quotidiennes d’autres yogis (ça doit l’impact de la télé-réalité sur mes jeunes années ;-) )
      Bisous à toi!

  4. Bonjour, ton article me parle énormément même si je ne suis pas du tout au même niveau que toi vu que j’ai repris le yoga il y a à peine 3 mois, j’ai trouvé une prof exceptionnelle sur Paris et je suis complètement accro, je ne manque jamais un de ses cours ! En revanche je n’arrive plus à pratique seule comme avant chez moi tellement je suis fatiguée (entre le boulot et ma petite fille de 5 ans c’est sport) alors que j’y parvenais pendant assez longtemps…et du coup je culpabilise un peu…je ne sais pas comment faire…en tous cas moi aussi ta vie et ton boulot me font légèrement rêver :) Bonne continuation à toi et continue surtout, ton blog est super !!

    1. Super que tu aies trouvé une prof que tu adores! Ne te culpabilise surtout pas, je pense qu’il y a juste des périodes où on a plus besoin de suivre des cours, d’autres où on ressent l’envie de pratiquer seul, et parfois des moments où on veut (et où on peut) concilier les deux.
      Et puis il n’est pas forcément nécessaire de dérouler son tapis tous les jours pour pratiquer seul ;-) Un petit asana par-ci, deux minutes de respiration alternée par-là… Et le yoga commence à faire partie de la vie quotidienne.
      Je te souhaite en tous cas plein de bonheur dans ta redécouverte du yoga avec cette prof exceptionnelle!

  5. Hello :)

    Moi, j’ai beaucoup de mal à pratiquer seule… je ne sais pas construire une séance, j’ai besoin de quelqu’un qui me guide. J’ai essayé un peu avec les vidéo, sans persévérer, parce que j’ai l’impression de moi bien arriver à me concentrer chez moi. Mais il faudrait vraiment que je réessaie car j’ai un emploi du temps assez désorganisé en ce moment, et je n’arrive plus à aller à mon cours habituel :(

    Bises

    1. Oui, pratiquer seule permet d’avoir une liberté totale concernant les horaires, le lieu, la durée de la séance.. Mais la concentration n’arrive pas toujours à l’heure au rendez-vous :-)
      Pour la construction de la séance, je me laisse beaucoup aller à mes envies du moment, en commençant toujours par quelques salutations au soleil, puis en essayant de piocher dans chaque famille d’asanas (flexions avant-latérale-arrière, torsion et inversion), et en terminant (bien sûr) par Savasana.
      Je suis sûre que tu parviendras à créer ta pratique!
      Bises!

  6. Bonjour Clémentine !

    Enh ! Je veux venir ! Il est où cet endroit paradisiaque ? :) Thailande ? Après un mois à Bali je suis pas sure que je pourrai survivre encore au climat tropical et à son humidité…mais bon, faut s’y faire parfois ! :)
    Ma pratique seule à la maison, je le fais régulièrement. En fait je ne passe que par là, ayant pas vraiment d’horaires, beaucoup de déplacements, je n’arrive pas à m’inscrire à un cours régulièrement (d’autant que la dernière fois que j’ai fait ça, je me suis vite ennuyée…). Je passe donc pas les vidéos Youtube de quelques youtubeuses que j’aime bien, en particulier Yoga with Adriene. Actuellement en train de faire son « Yoga Camp », j’aime sa douceur :) Mais il est vrai que j’ai pas l’impression de ressentir autant les bienfaits en 30 mn de vidéo Youtube at home qu’en une heure et demi en centre à Bali (oh ? étonnant). Bref ! Ravie que t’ai pu trouvé un centre avec échange de services :)

    1. Srittanu, Koh Phangan, Thailande :-)
      Oh oui, Bali, ça me tente, ça me tente!
      Je pense que c’est une super idée de poursuivre avec la Thailande… parce que tu sais, ici, y a pas tellement d’humidité dans l’air (hormis pendant la saison des pluies en automne). En ce moment, c’est beaucoup de soleil, mais agrémenté d’un peu de vent, on respire :-)
      Je n’ai jamais essayé le yoga en ligne, mais je vais tester un de ces jours. « Parfois, le yoga nous aide à nous déconnecter de …… Et parfois,il nous aide à nous connecter à …… » Et j’entends parler d’Adrienne depuis un petit temps! Elle semble très inspirante.
      C’est chouette d’apprendre qu’elle t’aide à pratiquer chez toi de façon régulière, tout en ayant des horaires irréguliers.
      Bisous Fanny! Merci pour ton petit message!

  7. Oh Clémentine, je te comprends totalement, je partage aussi ton ressenti. Ça fait du bien de pratiquer avec les élèves pendant les cours mais ça ne sera jamais autant bénéfique que de pratiquer seul, je suis d’accord. C’est ce qu’on a tendance à peut-être un peu oublié des fois lorsqu’on donne beaucoup de cours. Merci pour ce partage :-).Cindy

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