Comment transformer votre salade composée en Bol du Bouddha

Bol du Bouddha (1 sur 1)

En voyant la photo, vous vous dites peut-être : « C’est de l’arnaque son truc… C’est juste une grosse salade composée. » Pas si vite… Pour que votre salade composée mérite le nom si poétique de bol du Bouddha, il y a 6 règles à respecter. 


Pourquoi “le bol du Bouddha”?

Le premier repas que le Bouddha prit après avoir atteint l’éveil lui fut offert par deux marchands. Cette offrande de nourriture ne pouvait être reçue que dans un bol à aumône: le Bouddha n’en possédait encore aucun. Les quatre dieux-rois des orients accoururent bientôt pour lui offrir chacun un bol d’or. Trop précieux, ces quatre bols d’or ne purent être acceptés. Les dieux-rois des orients se résignèrent à offrir quatre bols de pierre. Le Bouddha les reçut tous les quatre pour miraculeusement n’en faire qu’un. Le bol du Bouddha!
Chaque moine bouddhiste possède aujourd’hui un bol unique, que les fidèles remplissent de nourriture. Sucré, salé, entrée et dessert, bon ou mauvais, tout est mélangé. Les moines mangent tout sans trier et sans y accorder d’importance.


Règle nº1

Le bol du Bouddha est 100% végétal. C’est la condition numéro 1.

Règle nº2

Le bol du Bouddha est servi dans un bol aussi gros et rempli que le ventre de Bouddha. Il déborde de nourriture et de santé.

Règle nº3

Le premier tiers du bol du Bouddha, c’est plein de verdure crue:

Laitue, épinard, kale, cresson…

Règle nº4

Le deuxième tiers du bol du Bouddha, ce sont des crudités ou des légumes vapeur:

Chou en lanières, dés de potiron rôtis, rondelles de concombre, avocat, oignon en rondelles, asperges crues ou vapeur, courgettes râpées…

Règle nº5

Le dernier tiers du bol du Bouddha revient aux protéines végétales:

Pois-chiches, sarrasin, quinoa, tempeh, lentilles, graines germées, graines de courge, algues…

Règle nº6

La touche finale, l’assaisonnement:

Huile d’olive + citron, tamari, tahini + ail +citron + piment de Cayenne, miso + citron…

Et les herbes aromatiques: basilic, coriandre, persil, citronnelle…

Bol du Bouddha l'équation


Les règles sont strictes mais les possibilités sont vastes. Et croyez-moi, on ne se défait pas si facilement du bol du Bouddha. J’en fais l’expérience depuis quelques semaines; c’est mon repas de midi favori, en alternance avec les onigiris. Peut-être en prépariez-vous déjà sans le savoir?


19 commentaires sur “Comment transformer votre salade composée en Bol du Bouddha

  1. Bonjour Clémentine, merci pour ton blog super interessant. Pour ma part, étant à 90% crudivore vegan, ça fait plus d’un an que « le bol de Boudha » constitue mon repas du soir et je ne pourrais plus m’en passer !

  2. Bonsoir Clémentine,
    Je suis une SUPER novice en buddha bowl !
    Après avoir vu plusieurs forum, je suis perdue, car beaucoup d’entre eux y mettent également des céréales (quinoa, rue, boulgour, etc…) ainsi que des graines (sésame, lin, etc…) et tous affirme être LE buddha bowl !
    Pouvez-vous me guider s’il vous plaît ?
    Merci.

    1. Salut Aurore! Ne te prends pas trop la tête, il y a autant de Buddha bowl qu’il y a de yogis ;-)
      Chacun a sa formule, sa recette préférée. Et c’est ce qui fait le plaisir du Buddha bowl: variété et liberté! J’ai ici mentionné le quinoa, le sarrasin,… dans la catégorie des protéines, car ce sont ce qu’on appelle des « pseudo-céréales ». Les oléagineux sont bien sûr bienvenus dans le Buddha bowl, que ce soit dans une sauce à base de purée de sésame ou d’amande, ou des graines torréfiées parsemées sur le bol. La seule règle indispensable, c’est qu’il soit bien rempli, sain et savoureux!

  3. Le bol du Bouddha renvoie à une obligation des moines… Lorsqu’ils s’engagent à devenir moines, ils s’engagent à « manger en une seule session », c’est à dire qu’ils mangent le contenu du bol et rien d’autre.
    Sachant qu’ils doivent se nourrir pour garder leur corps en bonne forme mais ne doivent pas se procurer de nourriture parce qu’ils risqueraient de détruire des « vies sensibles », les moines pratiquent donc « le contentement », c’est à dire qu’ils se contentent de ce que leur donnent les gens qui, eux pratiquent « le don bienfaisant » qui est un devoir pour tout bouddhiste.
    Pour recueillir les dons, les moines utilisent le fameux bol.Selon leur degré expérience, ils vont se comporter différemment face à la nourriture: le » confirmé » va « couper » avec la main indiquant qu’il ne veut rien de plus (que le bol soit ou non plein), le « moyen » peut accepter de la nourriture tant que son bol n’est pas vide et le « relâché » en acceptera tant qu’il restera assis.
    Les moines ayant l’obligation de gratitude, ils acceptent tout ce qu’on leur donne donc le contenu du bol est sans importance.
    Principalement végétarien, le moine peut cependant consommer de la viande si elle est donnée car ce n’est pas lui qui a tué l’animal. De plus l’ayurvéda considère la viande comme un « alicament » donc les moines,comme tous les indiens, peuvent en manger pour se soigner (comme l’a fait le Bouddha à la fin de sa vie…).

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